Bart Becks au sujet de sa présentation à l’occasion du BAM Student Congress

Le 15 mars, Kinepolis Hasselt a pu accueillir quelque 1.000 étudiants venus des quatre coins du pays à l’occasion du BAM Student Congress. Une des présentations fort appréciées était celle du Hasseltois Bart Becks. Et ce n’était pas la première fois…

 

 

 

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Comment avez-vous vécu votre présentation ?

Pour moi, ça a été un flashback, tout en ne l’étant pas. Il y a 15 ans, j’avais déjà fait une présentation lors du Congrès des étudiants (à l’époque une initiative de la STIMA, ndlr.). Le message à ce moment-là était très clair : adoptez la mentalité start-up et lancez-vous. Cette fois-ci, je ne cherchais pas du tout à convaincre. De nos jours, on peut trouver des emplois enrichissants et significatifs partout, tant dans une grosse boîte qu’au sein d’une start-up.

À part ça, je dois dire que j’ai été franchement impressionné : à neuf heures trente, 1.000 étudiants étaient prêts à consacrer une journée entière au marketing. À mon époque, la motivation d’apprendre était autrement plus faible.

Quel est le message que vous avez voulu transmettre aux étudiants ?

Les étudiants se trouvent à l’aube de leur carrière. J’ai voulu leur dire qu’ils ont un véritable choix : à l’étranger ou sous le clocher, dans un environnement agile ou dans un cadre plus structuré… L’avantage, c’est qu’ils peuvent utiliser l’expérience glanée dans une société dans un tout autre contexte. Avant, il existait tout de même un canevas plus stricte.

Aujourd’hui, vous vous occupez surtout de start-ups. Les étudiants doivent-ils encore être convaincus des possibilités, ou sont-ils déjà tout à fait au parfum ?

J’ai l’impression qu’en Belgique on est confronté à un sentiment ‘post-start-up’. La vraie mentalité ‘start-up’, on la perçoit parfois comme un pont trop loin : un trop grand risque, un modèles d’affaires indéfini… Les scale-ups plaisent davantage aux jeunes. Des sociétés comme Teamleader, Showpad ou Deliveroo se trouvent déjà un peu plus loin dans leur évolution et dans cette phase la communication est importante. C’est l’idéal pour des marketeurs qui veulent s’y mettre non sans budget…

Quel conseil donnez-vous aux étudiants ?

La connaissance technologique reste un facteur qui peut faire la différence pour une entreprise. La technologie y engendre une lutte entre le CIO et le CMO et offre la possibilité aux jeunes de progresser rapidement pour occuper une fonction stratégique si la technologie leur est – et reste – familière. Sinon, on risque de se retrouver dans une fonction exécutive.

Les marketeurs en herbe font donc bien de s’approprier cette connaissance le plus rapidement possible. Et de ne pas traîner. Quand, pendant ma présentation, j’ai demandé qui s’intéressait de près aux crypto-monnaies, deux personnes seulement ont levé la main. Lorsqu’il y a quelques mois, j’ai demandé la même chose à un groupe de webmasters, les trois quarts ont répondu par la positive… Manier la technologie doit s’apparenter à la conduite d’une automobile. Ça doit aller tout seul.

 

À propos de BAM Campus

BAM Campus se concentre sur les étudiants et futurs marketers. Cette organisation étudiante organise annuellement un grand congrès, à savoir le BAM Student Congress, un évènement par et pour les étudiants. L'objectif principal de ce congrès est de donner aux étudiants la possibilité de plonger plus profondément dans le monde actuel du marketing. Pour atteindre cet objectif, ils travaillent en collaboration avec les plus grandes entreprises et les plus grands spécialistes du secteur. Ainsi, le but de BAM Campus est d’apporter une valeur ajoutée à tous les marketers en herbe. Plus d’info sur https://www.marketing.be/fr/students.