En mission secrète au secrétariat de saint Nicolas
Venez, venez, saint Nicolas ! En attendant son arrivée, des centaines de milliers d’enfants lui envoient une lettre. Et chacune d’entre elles est lue attentivement. Pas par le saint évêque en personne, bien sûr, mais par ses assistants au secrétariat de bpost. Nous avons pu les voir à l’œuvre en exclusivité.
Encore quelques jours de patience, et le bon saint Nicolas viendra remplir les innombrables souliers laissés devant la cheminée partout en Belgique. Dans l’attente de sa venue, les enfants sages lui écrivent une lettre pour lui demander des cadeaux.
Des lettres qui sont toutes lues et qui toutes reçoivent aussi une réponse. Grâce notamment à Johan Bens. Il fait partie des dizaines d’employés de bpost qui assurent temporairement le secrétariat de saint Nicolas. « Nous ouvrons les lettres, les lisons et entrons les données dans l’ordinateur, explique-t-il. Nous avons à notre disposition deux salles du siège de bpost, remplies de collaborateurs. » Pendant la période de pointe – fin novembre – ils ne sont pas moins de 35 employés à réaliser ce travail.
Pour Johan Bens, c’était une grande première. « Cela fait 25 ans que je travaille chez bpost, mais on ne m’avait encore jamais demandé de m’en occuper, dit-il. C’est vraiment un travail très agréable. Je suis impressionné par le nombre d’enfants qui envoient une lettre et par leur contenu, souvent très amusant. Quand quelqu’un tombe sur une lettre un peu spéciale, il la lit à haute voix pour toute la salle. »
Au total, bpost s’attend à recevoir pas moins de 400.000 lettres. On ne sera pas donc étonné d’apprendre que Johan Bens en a déjà lu plusieurs milliers. Qu’en a-t-il retenu ? « Je me souviens de la lettre d’une fillette de sept ans, répond-il. Elle demandait pas mal de cadeaux, mais indiquait à la fin qu’elle serait déjà heureuse d’en recevoir un. À condition que saint Nicolas donne les autres à des enfants pauvres. C’est beau, n’est-ce pas ? »
Nous l’interrogeons aussi sur les « tendances » en matière de cadeaux demandés. Sur ce point, tradition et innovation se côtoient visiblement. « Les enfants demandent souvent des jouets classiques : une maison de poupée, des jeux de construction bien connus... mais aussi des nouveautés. Le Slime connaît par exemple un vif succès, ainsi que les jouets montrés à la télévision dans des émissions pour enfants. »
Chez bpost, cette opération de Saint-Nicolas est déjà une longue tradition. Et elle ne risque pas de disparaître de sitôt vu l’engouement qu’elle suscite. Pour l’entreprise, c’est d’ailleurs l’occasion d’attirer l’attention sur le travail des facteurs et autres employés de la poste en ajoutant une touche de magie à la levée de la boîte aux lettres.
Johan Bens est heureux de pouvoir passer encore quelques jours au secrétariat de saint Nicolas. « Et si l’on me demande l’année prochaine de répéter l’expérience, j’accepterai sans hésiter », conclut-il avec le sourire.