BAM – Behind the association and the marketers : Alain Mayné

BAM peut compter sur toute une série de fortes personnalités. Grâce à leur engagement sans limite envers la profession et leurs confrères, elles sont les éléments porteurs de la communauté marketing. Alain Mayné en est un bon exemple. Après 17 éditions du congrès marketing, le stratège en business, marketing et branding a décidé de s’y impliquer activement.

Alain Mayné_Congress

D’où vient votre intérêt pour le marketing ?

« Enfant, j’étais très rationnel. Mais j’avais une grand-tante et un grand-oncle qui possédaient une agence de publicité, RRDewitt. J’y allais de temps en temps pour les regarder travailler, entre autres avec des feutres de couleur. Ils avaient l’air de s’amuser en dessinant. 

Je voulais comprendre la dimension émotionnelle du "business", c’est pourquoi j’ai entrepris des études de marketing. C’était l’époque où l’on encensait les marketeurs qui déclaraient avoir réduit leurs emballages sans changer leurs prix. Après mes études, j’ai pu rejoindre DDB Rapp Collins, où je suis devenu le deuxième employé dans la start-up d’Yves Baudechon. Je n’ai jamais quitté ce petit monde. À l’exception d’un projet de start-up avec ma famille dans le secteur du design verrier. »

Pourquoi êtes-vous actif au sein de BAM ? 

« En tant que stratège, je me rendais chaque année au congrès marketing, d’abord organisé par la Fondation Marketing, puis par StiMa. J’étais séduit par le mix entre contenus et réseautage. Après y avoir été modérateur à neuf reprises0, j’ai senti qu’il était temps de m’engager plus activement dans l’association. Plus on s’implique, mieux on capte l’air du temps, et c’était bien là mon intention.

Au début de BAM, le premier CEO Patrick Steinfort m’a demandé de diriger l’Expert Hub Communication, avec Annie Courbet comme coach. L’une des premières choses que nous avons organisées a été un atelier autour du concept de "Meaningful Marketing". C’était le cheval de bataille de BAM, mais beaucoup ne savaient pas de quoi il s’agissait au juste. 

Avec un grand nombre d’experts, nous avons ensuite élaboré le Meaningful Marketing Framework. En cinq ans, nous avons fait d’énormes progrès, à la fois au sein de BAM et dans la société en général. Les intérêts sociétaux sont déjà beaucoup plus proches des intérêts financiers qu’il y a cinq ans.

Après l’Expert Hub, j’ai été élu au conseil d’administration, puis j’ai également été membre du comité exécutif pendant trois ans. Aujourd’hui, je continue à suivre avec passion les travaux des think tanks sur le développement durable, sur la santé et le bien-être et sur les données et les MarTech. » 

Quelle est, selon vous, la stratégie commerciale dominante actuellement ? 

« Je vois deux grandes tendances qui caractérisent à la fois le marketing et la société en général. Tout d’abord, nous avons du mal à gérer les tensions créées par le balancement entre l’ancien et le nouveau système.

Ensuite, nous avons tendance à voir des crises partout. La question est toutefois de savoir comment il faut les aborder. Ces crises ont souvent leur utilité. Il suffit de penser à la façon dont la pandémie de coronavirus a entièrement changé notre regard sur la confidentialité des données. Ce défi vaut également pour les marketeurs. Concentrez-vous sur les effets favorables de la crise. Aujourd’hui, les tendances positives se dessinent peu à peu. C’est ainsi que nous construirons un « futur désirable », un nouveau modèle de société. Notre verre n’est pas à moitié plein ou à moitié vide, il s’agira d’un tout nouveau type de verre. And it’s about time! 

A propos de cet article :

Publication: 27 novembre 2024

Editeur: Bart Lombaerts - Spyke