« Nos apéros ne veulent pas baigner dans une ambiance de crise »
Depuis la mi-mai, l’Expert Hub FAM (Female Association of Marketing) au sein de BAM organise toutes les trois semaines un apéritif virtuel en compagnie d’une invitée captivante. Un concept qui a reçu un accueil très favorable. Nous avons demandé à la présidente de FAM, Isabel Verstraete, et à ses deux vice-présidentes, Candice Vanhacht et Maha Karim-Hosselet, de nous en livrer la recette.
L’Expert Hub FAM avait commencé l’année sur les chapeaux de roue avec la nomination d’une nouvelle présidente (Isabel Verstraete) et la programmation d’événements très prometteurs. Jusqu’à ce que le COVID-19 vienne aussi contrarier les projets de FAM. « It’s a man’s world... really », l’événement prévu pour le 12 mars à l’occasion de la Journée internationale de la femme, a dû être annulé. Mais l’équipe de FAM n’est pas pour autant restée les bras croisés. Elle a lancé le « 30’ Apero » en vue de réunir les responsables marketing (des femmes essentiellement, mais aussi des hommes) autour d’un apéritif digital.
Pouvez-vous nous expliquer brièvement le concept ?
Isabel Verstraete : « Le 30’ Apero a lieu toutes les trois semaines, le jeudi soir. Il s’agit d’un apéritif virtuel d’une demi-heure même si, comme dans le cas des apéros réels, il arrive que nous débordions sur le temps prévu. Il rassemble entre 50 et 60 participants en moyenne. Pendant l’apéro, nous donnons la parole à une femme intéressante qui partage ses expériences avec la communauté de FAM. Nous tenions absolument à poursuivre nos activités. La communauté se compose de près de 600 personnes, qui nous suivent sur LinkedIn et Facebook. Ces femmes sont friandes de contenus qui les aident à accomplir leur travail au quotidien et à surmonter les obstacles qui peuvent se présenter dans leur carrière. »
Qui avez-vous déjà invité ?
Maha Karim-Hosselet : « Le coup d’envoi a été donné à la mi-mai avec Karima Ghozzi, porte-parole de Delhaize, l’une des entreprises qui ont fait le plus parler d’elles depuis le début de la crise. Nous avons ensuite invité Sylvie Irzi, encore CEO de Mediabrands à l’époque. Contaminée par le coronavirus, elle a dû être hospitalisée. Au cours de cet entretien passionnant, elle nous a expliqué comment elle a lutté contre la maladie, en continuant à diriger ses équipes à distance. Notre troisième intervenante était Tatjana Raman, Head of Media & Market Intelligence chez bpost. Et nous nous apprêtons à accueillir Véronique Vergeynst, directrice marketing de Brussels Airport. Elle est au chômage temporaire jusqu’en septembre. Comme vous le voyez, nous proposons à chaque fois un autre regard sur l’actualité. Et notre 30’ Apero se poursuivra aussi après l’été. Nous aurons alors le plaisir de dialoguer avec Hanan Challouki, spécialiste en communication virale, inclusive et destinée aux Millennials. »
Le COVID-19 est-il le thème principal de ces entretiens ?
Isabel Verstraete : « Nos apéros commencent souvent par traiter du COVID-19, parce qu’il domine l’actualité, mais nous ne voulons pas baigner dans une ambiance de crise. Nous enchaînons toujours avec des conseils et astuces professionnels pour la communauté. Nos invitées sont des femmes qui ont atteint un certain niveau dans leur carrière professionnelle. Nous renouons donc toujours avec le rôle de FAM : émancipation des femmes, égalité des sexes, inclusion… Ce sont ces questions, qui se trouvent au cœur de nos activités, qui prennent le dessus. J’espère d’ailleurs que le thème de la crise sanitaire disparaîtra peu à peu après l’été. »
Quelle est la finalité principale de ces apéros ?
Candice Vanhacht : « Nous voulons donner l’occasion à des femmes de s’exprimer sur leur situation professionnelle, leur rôle, les obstacles qu’elles rencontrent et la façon dont elles gèrent ceux-ci. Chaque histoire est unique et riche en expériences instructives. Nos invitées ont toutes fait des choix différents, connu un parcours distinct et ne se ressemblent pas en termes de caractère ou de tempérament. Ces différences impactent la façon particulière dont elles exercent leurs fonctions. Je pense par exemple au fait d’avoir ou non des enfants et à la façon de combiner cela avec son travail. Nous voulons montrer la diversité des situations et en faire une source d’inspiration. Notre ambition n’est donc pas d’inciter les femmes à dominer le monde, mais bien de leur montrer qu’il est tout à fait possible pour une femme de mener une carrière passionnante. »
Pourriez-vous nous donner un exemple de conseil récolté lors de ces trois premiers apéros ?
Candice Vanhacht : « Je pense aux propos de Sylvie Irzi concernant l’importance de miser sur la technologie. Il faut continuer à apprendre et encourager ses enfants et ses équipes à faire de même. L’évolution technologique est inévitable, le tout est de s’y préparer ! »
Que pouvons-nous encore vous souhaiter en ces temps tourmentés ?
Maha Karim-Hosselet : « Nous aimerions voir plus de femmes siéger au conseil d’administration de BAM. Les statuts de l’association ne prévoient pas de quotas, mais le conseil d’administration aspire à la parité sur divers plans : égalité entre francophones et néerlandophones, entre annonceurs et agences et entre hommes et femmes. Les élections auront lieu le 3 septembre et nous serions ravies si le conseil d’administration pouvait compter au moins autant de femmes que d’hommes. Nous adressons donc un appel à toutes les intéressées : posez votre candidature avant le 6 août auprès de Patrick Steinfort. Les 12 candidats qui auront obtenu le plus de voix seront élus comme administrateurs et siégeront dans les réunions bimestrielles. »
A propos de cet article:
Date de publication: 7juillet 2020
Editeur: Wouter Temmerman