Les MarTech et la durabilité, une combinaison à l’impact surprenant

Le 22 septembre, BAM organisait son troisième « Meaningful Marketing Talk ». Au cœur de cette nouvelle rencontre : le lien entre les MarTech et la durabilité. Ou comment les marketers (digitaux) peuvent réduire l’empreinte écologique de leur entreprise. Une association qui parle à l’imagination, comme en témoignent les réactions des participants.

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Le thème proposé, à savoir le lien entre MarTech et durabilité, vous a-t-il semblé pertinent ?

« Tout à fait. Notre entreprise mène pour l’instant une réflexion sur la stratégie à adopter en matière de durabilité. En effet, une part trop importante de nos activités ne tient pas encore compte de cette problématique. Notre premier réflexe dans ce domaine est encore et toujours d’améliorer le conditionnement et de miser sur le développement de produits. Je ne savais pas que les sites web et le marketing digital avaient aussi un impact sur l’environnement et qu’il existait des solutions pour y remédier. »

Bjeshka Sela, assistante marketing & communication chez Gymna

« J’ai été frappée par la relation directe qui existe entre nos activités digitales et notre empreinte écologique. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Plus les gens en seront conscients, plus il sera facile de modifier nos comportements. Il s’agit, somme toute, de mesures assez faciles à mettre en œuvre. »

Aurelia Petrov, Partner & Business Humanizer chez Innate Motion

« C’était un sujet pertinent et les chiffres qui nous ont été présentés avaient de quoi surprendre. L’impact le plus important provient des matériaux utilisés pour la fabrication des appareils électriques, y compris les déchets et l’énergie utilisée pour gérer ces derniers. Si l’impact de la consommation digitale est moins marqué, il n’est pas non plus négligeable. Nous devons trouver des moyens pour améliorer la situation. »

Felipe Schulz, ingénieur logiciel

« Le développement durable est évidemment un sujet brûlant dans notre secteur, mais cette combinaison était à la fois originale et pertinente. Je m’occupe notamment du recrutement pour notre entreprise, et les initiatives en matière de durabilité sont aussi un moyen de montrer aux candidats potentiels que cette question nous préoccupe. »

Emma Diederik, consultante en marketing digital chez Minds & More

« En tant que co-capitaine du groupe de réflexion sur le développement durable au sein de BAM, j’ai évidemment trouvé ce sujet pertinent. La durabilité doit être prise en compte à toutes les étapes du processus marketing. Les idées qui nous ont été communiquées aujourd’hui coulaient de source. Les marketers digitaux et adeptes de la technologie doivent aspirer simultanément à l’innovation et à la durabilité. La technologie pour la technologie n’est plus pensable aujourd’hui. »

Joke Claessen, consultante indépendante

« Il s’agit d’un élément fondamental qui influencera l’élaboration des stratégies marketing dans les années à venir. Ces dernières années, tant les consommateurs que les entreprises ont été confrontés à la dure réalité. Nous sommes tous des êtres humains qui doivent s’engager dans cette voie, chacun à son niveau. Nous avons la tâche morale et concrète de rendre la société plus durable. »

Frédéric Jadinon, Head of Insights & Activation chez bpost

 

Y a-t-il une conclusion, un chiffre ou une affirmation qui vous a particulièrement marqué ?

« Je retiens surtout que les vidéos en ligne ont un impact très important. Cela représente 306 millions de tonnes d’émissions de CO2 par an. Les chiffres concernant la consommation des systèmes en nuage et des centres de données étaient également impressionnants. »

Bjeshka Sela, assistante marketing et communication chez Gymna
« 
Premier constat : 500 millions d’applications digitales viendront s’ajouter dans les cinq prochaines années. Cela peut paraître fou, quand on sait qu’une telle appli peut être si polluante et qu’il en circule déjà des tonnes. Que faire pour remédier à ce problème ? Par ailleurs, j’ai été très intéressée par l’outil qui permet de vérifier dans quelle mesure un site web est polluant. Et puis, j’ai failli tomber de ma chaise lorsque j’ai appris combien de courriels étaient envoyés chaque jour. 300 milliards ! C’est fou. »

Aurelia Petrov, Partner & Business Humaniser chez Innate Motion

« Ce qui a été dit sur la quantité d’informations que nous partageons et consommons m’a fait réfléchir. Nous ne réalisons pas l’impact qu’ont le streaming, les sessions Zoom, la messagerie électronique et les réseaux sociaux. Et je ne parle pas seulement de notre empreinte carbone, mais aussi de notre comportement social. »

Felipe Schulz, ingénieur logiciel

« La dernière session sur la façon de rendre un site web et le webdesign plus durables (animée par Greg Minne, Stereo Agency, NDLR) en faisant quelques ajustements mineurs m’a particulièrement intéressée. Je travaille en tant que consultante pour de grandes entreprises, donc si je peux les convaincre d’y réfléchir, cela pourrait vraiment avoir un impact structurel. »

Emma Diederik, consultante en marketing digital chez Minds & More

« La citation “The most valuable data is the data you don’t create”. Tout au long de ma carrière, j’ai été confrontée à des clients qui collectent des données sans objectif précis. Ils n’en tirent aucune information et les exploitent peu. Je me suis toujours posé des questions fondamentales à ce sujet, et encore plus aujourd’hui sur la dimension de durabilité. J’ai cependant regretté qu’il n’y ait pas eu plus de monde durant cet après-midi inspirant. Assister à ces présentations permet de se rendre compte de ce qui se passe dans le secteur. J’étais en train de prendre des photos des diapos pour les transmettre à des collègues, quand je me suis rendu compte que j’étais moi-même en train de polluer ! Cela m’a ouvert les yeux. »

Joke Claessen, consultante indépendante

« Je travaille chez bpost depuis près de dix ans et je suis donc habitué au phénomène du "paper bashing". Je suis heureux d’avoir pu être sensibilisé à l’impact important du digital sur les émissions de CO2. Il est plus grand qu’on le pense habituellement. Les chiffres présentés sur ces émissions générées par les courriels, serveurs, sites web, équipements informatiques, etc. sont stupéfiants. C’est un grand défi pour l’industrie numérique. »

Frédéric Jadinon, Head of Insights & Activation chez bpost