Cédric Cauderlier : du rêve d’enfant à l’expertise en marketing digital
Enfant, il rêvait de fonder sa propre agence de publicité. Aujourd’hui, il est un expert reconnu en marketing digital et dirige le cabinet de conseil Mountainview. En parallèle, il s’investit aussi au sein de BAM. Rencontre avec Cédric Cauderlier
Où est née votre passion pour le marketing ?
« Dès mon plus jeune âge, j’étais fasciné par les spots publicitaires et les clips vidéo. Adolescent, je rêvais de créer ma propre agence de publicité. Je me souviens encore du jour où, avec quelques amis, nous avons sonné à la porte de TBWA, qui avait alors ses bureaux avenue de la Couronne à Bruxelles. Notre question ? Comment fonder notre propre agence ?
Quand j’ai commencé mes études de cinéma à l’IAD, j’ai découvert le web. Cela a changé ma vie. Avec Sébastien Vanwelde, j’ai fondé une première agence, Vitam, qui a ensuite été reprise par Polygone. En 2013, Sébastien et moi avons créé Mountainview, un cabinet spécialisé dans le marketing digital. »
Quel est votre lien avec BAM ?
« Au moment de la création de BAM, je faisais partie du conseil d’administration de l’IAB. Lorsque BAM a vu le jour, j’ai choisi de ne pas m’imposer, mais de contribuer autrement : en donnant des formations ou des conférences, comme je le faisais déjà chez Stima.
Aujourd’hui, je suis formateur à la Meaningful Marketing Academy et j’interviens aussi ponctuellement comme conférencier lors d’événements de BAM. Je trouve essentiel de contribuer au développement du marché, de transmettre les bonnes pratiques…
En réalité, mon intérêt ne se porte pas d’abord sur les technologies les plus récentes ni sur les outils à la mode. Ce qui me motive, c’est surtout de comprendre les habitudes digitales des consommateurs. C’est là le véritable fondement du marketing. »
Inscrivez-vous à la Meaningful Marketing Academy
Selon vous, la plus grande tendance marketing du moment concerne-t-elle aussi le digital ?
« L’évolution du SEO et du GEO est un défi récurrent pour nombre de mes clients. “Pourquoi ai-je moins de trafic sur mon site ?”, “Comment adapter ma stratégie à l’IA ?” Ce sont quelques-unes des questions qu’on me pose.
Là encore, il ne s’agit pas seulement d’IA ou de technologie. L’enjeu, c’est la transformation de notre manière de rechercher de l’information. De la même façon qu’un restaurant n’a plus vraiment besoin d’un site web, puisque Google centralise tout. Ou que les recettes sur TikTok sont bien plus parlantes, parce qu’on voit immédiatement quoi et comment cuisiner.
Je pense que beaucoup de marques se sont reposées trop longtemps sur leurs acquis. L’impact du GEO sur la recherche doit être un signal d’alarme.
Ce qui frappe aussi, c’est que de nouveaux médias et de nouvelles pratiques apparaissent sans cesse. Les annonceurs doivent oser faire des choix en fonction de leurs cibles et de la façon dont celles-ci se comportent. Les gens utilisent en moyenne six ou sept réseaux sociaux, mais cela ne signifie pas que les marques doivent être présentes partout. »
Date de publication : 16 septembre2025
Auteur : Bart Lombaerts - SPYKE