Wondr (Planet B) : pour un impact à la fois écologique et sociétal
Avec Klaar et Brauzz, Wondr est l’une des trois marques du portefeuille de Planet B, qui redessine dès aujourd’hui l’avenir des produits de grande consommation (PGC). Wondr – finaliste du Young Marketing Company of the Year Award – y contribue dans le domaine des soins naturels, en plaçant l’innovation durable au cœur de sa démarche.
Le but n’est jamais de donner des leçons, précise Elke De Vilder, Chief Marketing Officer : « Il y a déjà assez de marques qui choisissent de communiquer de manière négative, en pointant par exemple du doigt les microplastiques. Nous n’avons pas besoin d’en rajouter. Nous ne croyons pas que la peur soit une technique de persuasion efficace. »
Comment Wondr s’y prend-elle alors ? « Nous voulons être une marque qui fait du bien. En plus de notre communication positive, nous mettons surtout en avant la qualité et la rigueur scientifique de nos produits naturels. Ils sont non seulement plus respectueux de l’environnement et meilleurs pour la santé, mais aussi tout simplement plus performants que leurs équivalents chimiques. Ceux qui franchissent le pas le constatent en quelques semaines. »
Une marque à impact
Même les consommateurs attentifs à la durabilité et à la santé se heurtent encore à certains freins, constate Elke : « D’une part, les gens sont à juste titre vigilants face au greenwashing – ce qui nous oblige à une communication prudente. D’autre part, il y a la réalité économique. C’est pourquoi nous veillons à proposer des prix justes et abordables. Rendre les produits durables accessibles au plus grand nombre est essentiel, car c’est ainsi que nous pouvons avoir le plus grand impact. »
Wondr rend aussi à la société ce qu’elle reçoit, de différentes manières. « Même si chaque euro pourrait être investi dans notre croissance, nous tenons à soutenir des associations et des publics fragilisés, à la fois par des dons financiers et en leur permettant d’acheter nos produits à prix coûtant. »
Le succès commercial de Wondr ne se conçoit donc pas indépendamment d’une vision plus large. La marque espère même inspirer ses concurrents à suivre la même voie, quitte à perdre un peu de son unicité. « Notre ambition n’est pas d’être la seule marque au monde à vendre du shampoing, de l’après-shampoing ou du gel douche. Plus il y aura d’entreprises qui s’inspirent de notre démarche et investissent dans la durabilité, mieux ce sera. »
Miser sur la communauté
L’impact est aussi le premier critère lorsqu’il s’agit de répartir les budgets marketing. N’ayant pas les moyens d’orchestrer de vastes campagnes ou de diffuser massivement de la publicité, Wondr se doit d’agir de façon stratégique et ciblée. « Nous sommes une start-up en train de devenir une scale-up, mais nous restons loin derrière les géants comme Garnier ou L’Oréal, capables d’investir massivement dans les médias traditionnels. » Wondr a donc choisi une autre approche : « Le storytelling, le community marketing, l’earned media et le guerilla marketing – voilà nos principaux leviers. »
Le marketing d’influence en est un pilier essentiel, explique Elke : « Nous croyons sincèrement à la force des communautés en ligne, et c’est pourquoi nous collaborons avec plus de 500 créateurs de contenu et autres influenceurs. » Mais pas question de se limiter aux plus célèbres. « Ce ne sont pas les plus populaires qui nous intéressent, mais les plus pertinents. » L’objectif ? Créer une spirale de “brand love”, avec toujours plus de fans et d’ambassadeurs qui portent la marque et ses valeurs. »
« La clé, c’est l’échange de valeur entre Wondr et ses clients », ajoute Elke. « Les consommateurs nous font confiance : ils savent que nos produits sont bons pour les humains, les animaux et la planète, mais aussi que nous dépendons entièrement de leur feedback. » Appels téléphoniques, enquêtes, dîners, moments de dialogue : autant d’occasions qui inspirent les marketers et les équipes d’innovation. « Ce retour constant d’expérience fait partie intégrante de la valeur que nous recevons des consommateurs. Pour une entreprise engagée dans le changement et l’expérimentation, c’est vital. »
Guerilla marketing et expansion
Dans un paysage PGC dominé par des marques aux moyens colossaux, il faut aussi faire preuve d’inventivité. « Nous misons sur le guerilla marketing, avec l’ambition de transformer de petites activations en actions à fort impact sur l’ensemble du parcours client. Là où d’autres distinguent les campagnes d’image et les campagnes de conversion, nous devons combiner les deux : notoriété, attachement à la marque et performance doivent aller de pair. »
Un bon exemple actuel : la stratégie de conquête du marché néerlandais. Wondr y ouvre des pop-up stores, sortes de « taches d’huile » qui créent d’abord une visibilité locale avant d’étendre la présence de la marque. Ces points de vente éphémères sont précédés de microactivations urbaines créatives, qui posent les bases d’une notoriété naturelle. « Dans un second temps, nous prolongeons ce travail sur le digital – avec des campagnes ciblées, des actions de PR locales et des collaborations avec des influenceurs. » Résultat : une croissance progressive, de l’hyperlocal au national.
3,8 millions de bouteilles en plastique évitées
Avec 80 000 clients uniques, un chiffre d’affaires net de près de 5 millions d’euros l’an dernier et deux flagship stores (à Gand et sur le Meir à Anvers), le succès des efforts marketing de Wondr ne fait aucun doute. Mais le chiffre dont Elke est la plus fière est d’un autre ordre : « Avec nos clients, nous avons déjà évité 3,8 millions de bouteilles en plastique à usage unique. C’est l’un de nos principaux OKR et un résultat dont notre jeune équipe peut être incroyablement fière. »
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Auteur : Wout Ectors
Publication : 24 octobre 2025