Interview avec Véronique Vergeynst, BAM Marketer of the Year 2019

BAM Marketer of the Year 2019 : Véronique Vergeynst (Brussels Airport) : « Les marketers deviennent de véritables couteaux suisses »

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Véronique Vergeynst a débuté sa carrière chez Philip Morris en 1993, avant de passer successivement chez VVL/BBDO, Ericsson Mobile Phones, Warner Bros, The House of Marketing, et, depuis 2017, Brussels Airport, où elle coiffe la casquette de Head Of Corporate Marketing. Une carrière déjà bien remplie, couronnée aujourd’hui du titre de Marketer Of The Year de BAM.

Quelle est votre réaction "à chaud" suite à ce sacre ?

Je suis très fière et honorée de remporter ce prix prestigieux pour un marketer belge. Fière pour moi, mais aussi pour mon équipe qui, jour après jour, depuis deux ans, travaille avec moi d'arrache-pied pour construire - entre autres - la marque Brussels Airport.

Que représente cette distinction à titre personnel et professionnel ?

A titre personnel, une belle récompense pour mes 25 ans de carrière dans le marketing et la communication. A titre professionnel, une belle reconnaissance du travail qui a été fait au sein de Brussels Airport Company pour faire évoluer la fonction du marketing, et lui donner de l’importance.

Quelles sont désormais vos ambitions et objectifs ?

Ils n’ont pas changé. J'ai envie de continuer à faire du bon boulot et développer de chouettes projets pour la marque Brussels Airport et nos autres marques aussi d’ailleurs. Il y a encore beaucoup de choses à réaliser… J’imagine que ce qui va changer, c’est que je vais avoir pas mal d’opportunités de rencontrer d’autres marketers et d’échanger des points de vue et idées, mais aussi de jouer les ambassadeurs…

C’est quoi un bon marketer en 2020 ?

Un people manager qui peut emmener ses équipes dans la direction qu’il s’est fixée, tout en mettant à profit la diversité des compétences et des personnalités dans ses équipes, pour co-construire et enrichir les projets. Un bon marketer, c'est un très bon généraliste chef d’orchestre, qui fait appel et coordonne des experts dans les nombreux domaines où une expertise est requise. A commencer par les métiers du digital.

Qu’est-ce qui a changé depuis que vous avez débuté votre carrière ?

Le Web et la digitalisation ! J’ai débuté ma carrière en 1993, et, en 1995, je suis rentrée chez VVL/BBDO où je me vois encore envoyer aux clients pour validation des mises au net par fax et des bons à tirer par coursier… Parfaitement, inimaginable aujourd’hui !

Quelle(s) principale(s) tendance(s) épinglez-vous en matière de marketing et communication ces dernières années ?

Justement, l’utilisation accrue des canaux digitaux, ce qui entraine la multiplication des métiers d’experts. Par ailleurs, le changement de comportement et des besoins des consommateurs nous obligent à développer davantage de solutions et produits digitaux, afin non seulement de répondre aux attentes des clients, mais aussi leur proposer de nouvelles expériences. Enfin, le fait que les consommateurs peuvent aujourd'hui s'exprimer et donner leur avis plus facilement et largement, oblige cette fois les marketers à être beaucoup plus réactif que par le passé, puisqu'ils n'ont plus totalement le contrôle…

Comment voyez-vous évoluer le métier ?

S'ils ne le sont pas déjà, les marketers vont devenir de véritables couteaux suisses, avec pour mission de donner du sens aux marques, au risque de les voir disparaître. Quant au département marketing, il devra être composé d'équipes à compétences multiples, à même d'initier des cross-collaborations en interne au sein de l'entreprise et en externe avec de multiples agences expertes.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes marketers qui débutent ?

Soyez curieux et sortez régulièrement du bureau pour prendre la température de la société en général. N'ayez jamais peur de challenger ce que vous voyez ou entendez, malgré votre manque d'expérience !

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Regerdez ici leur interview sur la chaîne LN24