The Return : Alain Heureux, sa passion pour le marketing et son lien avec BAM

Ancien président de l’IAB en Belgique et en Europe, Alain Heureux retrouve aujourd’hui un rôle central au sein de cette association, remise à l’honneur par BAM. Il revient sur son parcours marqué par des rencontres, des projets audacieux et une passion intacte pour le marketing.

Alain Heureux

Quel est votre lien avec BAM ?

« J’ai longtemps été impliqué dans l’une des organisations à l’origine de BAM (Alain Heureux a été président de l'IAB Belgium et de l'IAB Europe entre 2001 et 2014, et fondateur de The Egg Brussels, qui hébergeait de nombreuses associations professionnelles, ndlr.), puis je me suis envolé vers d’autres horizons. Jusqu’au jour où, il y a cinq ou six ans, je suis retourné au BAM Marketing Congress.

J’ai eu alors le sentiment que les grandes heures du congrès – lorsqu’il se tenait à Gand ou encore sur le Mont des Arts à Bruxelles – appartenaient au passé. J’ai suggéré à Jean-Baptiste De Bock (OFCORES, organisateur du congrès, ndlr.) de reprendre pleinement la main. C'est ainsi que j'ai rejoint le comité du congrès. D'abord sous la direction du capitaine Alex Thoré, puis sous celle de Steven Verbruggen. C’est ainsi que j’ai rejoint le comité et que je contribue aujourd’hui à en façonner le contenu.

Par ailleurs, fin 2024, Fleur Parnet (CEO de BAM) m’a contacté. L’équipe de BAM avait pris conscience qu’elle abritait dans ses rangs une marque mondialement connue, mais jusque-là peu exploitée : l’IAB. Ils cherchaient quelqu’un pour lui redonner un nouveau souffle.

Je me suis rapproché d’IAB Europe et, ensemble, nous avons décidé de relancer la marque en Belgique. Depuis, nous avons déjà organisé deux IAB Afterworks. Deux autres suivront à l’automne, dont le premier – le 25 septembre – sera consacré au search. Avec l’IA, c’est tout le secteur qui est en pleine mutation. »

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D’où vous vient cette passion pour le marketing ?

« En réalité, c’est un pur hasard si je suis entré dans le marketing. Pendant mes études de droit à Saint-Louis, j’ai rencontré Cédric Donck (qui deviendra plus tard son associé chez Virtuology, ndrl.). Nous avons commencé à organiser des soirées étudiantes ensemble. En quête de sponsors, nous avons frappé à la porte de Marie-Dominique Degroux, alors responsable de Cacharel (L’Oréal). Il nous a demandé si nous avions prévu un espace VIP. Ce n’était pas le cas, mais bien sûr, nous avons répondu par l’affirmative… et nous l’avons créé.

Nous avons même engagé des hôtesses pour accueillir les invités. Le client a été tellement satisfait qu’il nous a sollicités dès le lendemain pour assurer, le week-end suivant, une activation autour du lancement d’un nouveau parfum (Loulou). À partir de là, tout s’est enchaîné. À la fin de nos études, nous dirigions déjà une équipe de 27 collaborateurs à temps plein et faisions travailler chaque semaine près de 2 000 étudiants.

Notre diplôme en poche, nous avons décidé de développer l’entreprise, en nous plongeant dans l’univers fabuleux du below the line et du field marketing (Marine Study de Philippe Biltiau). Nos activités ont continué à croître, jusqu’à la revente de la société à une agence spécialisée du groupe Omnicom (DAS), à la fin des années 1990.

À ce moment-là, nous nous sommes demandé quelle serait la prochaine révolution en marketing. Comme le web commençait à s’imposer, nous avons mis sur pied Virtuology, une agence dont la vocation était d’accompagner les marques dans cette nouvelle ère. Du field marketing au web marketing, l’amour pour le métier est resté intact. »

Et aujourd’hui, la plus grande tendance marketing passe-t-elle aussi par le digital ?

« Impossible d’ignorer l’intelligence artificielle : elle bouleverse les entreprises. Ce qui me fascine particulièrement, c’est son impact sur le search. Pendant des années, nous nous sommes efforcés d’attirer les internautes sur nos sites via les moteurs de recherche. Aujourd’hui, ils trouvent directement la réponse à leurs questions dans le moteur lui-même ou grâce à un outil d’IA. Cela ne signifie pas que les sites web n’ont plus d’importance, bien au contraire ! Mais leur rôle évolue. Nous assistons à l’émergence d’un web renouvelé, et cette transformation me passionne. »

 

Date de publication : 26 août 2025

Auteur : Bart Lombaerts - SPYKE